Spécialité Migrations et relations interethniques (MIRI)

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Master Sociologie et anthropologie : politique, culture, migrations

Spécialité Migrations et relations interethniques (MIRI)

Domaine ministériel >
Sciences Humaines et Sociales
Composante de rattachement >
UFR INSTITUT HUMANITES SCIENCES ET SOCIETES
Niveau d'étude visé >
BAC+ 5
Organisation des enseignements >
Formation continue
Formation initiale
VAE >
Oui
Formation à distance >
Non

Présentation

Le Master « Sociologie et Anthropologie : Politique, culture et migrations » comporte une spécialité a double caractère Recherche et Professionnel « Migrations et Relations interethniques ».

Cette spécialité propose un dispositif d’enseignement spécialisé et une structure d’accueil spécifique (Réseau documentaire REMISIS, laboratoire-UMR URMIS) pour les étudiants :

- qui veulent se professionnaliser dans le domaine des relations interethniques et le champ de la lutte contre les discriminations

- qui veulent inscrire leurs recherches dans un domaine qui a connu des avancées majeures au cours des dernières années et qui constitue désormais un champ thématique important dans les sciences sociales françaises. 

En effet, si dans les années soixante-dix on pouvait déplorer une insuffisance de la recherche dans le domaine des migrations et des relations interethniques à la différence de ce qui se passait dans les pays anglo-saxons, désormais les recherches françaises soutiennent la confrontation internationale. Les travaux se sont multipliés, les angles d’approche se sont diversifiés, les thèmes se sont élargis. Pour ne citer que quelques exemples nous rappellerons :

- La percée significative en France des travaux sur les relations interethniques, entendues comme des constructions sociales historiques, grâce à l’apport des anthropologues, la traduction et la diffusion des travaux anglo-saxons et l’identification des enjeux théoriques afférents. 

- La confrontation des positions sur la citoyenneté et la nationalité en France, et des problématiques débattues dans les études internationales sur les identités, les minorités et le pluralisme culturel.

- La clarification des paradigmes qui sont au fondement des discours des politiques de l’immigration et qui renvoient aux représentations de la nation et de l’étranger, elles-mêmes variables dans le temps et selon les pays. 

- La prise en compte de la question des origines, de la façon dont elle pèse sur les relations des immigrés entre eux, avec les autochtones, mais aussi avec les institutions.

- Le développement considérable des approches quantitatives et les débats suscités par les catégories statistiques utilisées.

- Le développement de nouveaux concepts et notions qui articulent temporalité et spatialité des « migrations internationales » tels que territoires circulatoires, espace circulatoire, « réseaux », « diaspora ».

De nombreux travaux empiriques concernant les relations de face à face, les pratiques institutionnelles ou administratives, les formes d’expression pratiques et symboliques du racisme ont commencé à faire l’objet d’investigations inédites en France. Ces avancées théoriques et méthodologiques qui concernent l’ensemble des sciences sociales requièrent, pour être transmises, un enseignement et un encadrement spécifique.

Objectifs

La spécialité proposée est ancrée dans les champs disciplinaires de la sociologie et de l’anthropologie. En partant de l’apprentissage des outils méthodologiques et théoriques de la sociologie, elle s’ouvre à plusieurs disciplines en faisant appel à des historiens, des civilisationnistes, des démographes, des géographes, des économistes, des psychosociologues. Le cursus est spécifique par son objet et par les relations qu’il permet de faire entre recherche fondamentale et recherche appliquée, entre demande sociale et intervention publique.

La spécialité « Migrations et relations interethniques » est axée sur l’analyse des situations de contact durable entre groupes d'origines diverses, induites notamment par les migrations de populations. Elle se propose d'analyser les transformations dues à ces migrations tant dans les pays de départ que dans les pays d'accueil.

L’orientation pédagogique vise à combiner, d’une part, une formation rigoureuse à la démarche empirique. Par démarche empirique, nous visons la nécessité pour les étudiants d’appuyer leur réflexion sur un terrain d’enquête. D’autre part, les étudiants sont formés à la réflexion sur des questions fondamentales dans les sciences sociales : la production symbolique des identités collectives, la formation du lien social, l’analyse des processus sociaux de discrimination, les mécanismes psychosociologiques de la catégorisation.

En matière de cursus professionnalisant, il s’agit de permettre aux étudiants d’acquérir des compétences spécifiques au domaine. On insistera sur :

- la connaissance des questions juridiques concernant les étrangers ;

- la connaissance des différentes institutions, collectivités publiques, associations, ONG, syndicats, etc. ayant à gérer les questions des flux migratoires ou des relations interethniques ;

- le repérage et le traitement de la discrimination

- les relations entre migrations, genre et développement (domaine où il existe une importante demande sociale).

Les étudiants suivront des enseignements à visée professionnalisante dispensés par des personnes elles-mêmes exerçant professionnellement dans les domaines concernés.  

Le programme d’enseignement proposé a pour objectifs :

1- De familiariser les étudiants avec le corpus des textes théoriques fondamentaux concernant les processus migratoires et les relations interethniques ainsi que de leur présenter les avancées les plus récentes des recherches françaises et étrangères dans ce domaine. L’objectif est de leur permettre de se repérer dans les réalités sociales et politiques tout en se situant dans le débat épistémologique grâce au maniement des concepts, schémas explicatifs, théories mises en œuvre dans le domaine des migrations et des relations interethniques en France et dans d’autres pays.

2- De les initier aux outils méthodologiques (documents écrits, statistiques, enquêtes de terrain, analyses de discours) appliqués à l’étude des migrations et des relations interethniques.

3- De les former à la démarche comparative en prenant en compte une variété de situations de contact de population dans le monde, induite par divers processus tels que conquêtes, colonisation, redécoupage de frontières. Des chercheurs des équipes d'accueil, parties prenantes de la spécialité, et des chercheurs d'autres pays de l'union européenne interviendront (Afrique, aire caraïbe, Europe de l’Est).

Enseignements

Contenu de la formation

Le Master « Sociologie et Anthropologie : Politique, culture et migrations » comporte :   Une 1re année (M1), avec des enseignements de formation générale communs à toutes les spécialités et des enseignements de la spécialité « Migrations et relations interethniques ». Dès la première année (organisée en 10 Unités d’Enseignement), les étudiants choisissent des enseignements de spécialités afin de tester leurs capacités et leur volonté de s'engager dans telle ou telle spécialité l’année suivante.

Une 2e année (M2), dans laquelle les étudiants ayant choisi et ayant été admis dans la spécialité la spécialité « Migrations et relations interethniques » ne suivent plus que des enseignements de la spécialité. Pour chaque spécialité, les enseignements de 2e année sont également organisés en 10 Unités d’enseignement. Dès le M1, un parcours est donc proposé aux étudiants qui envisageraient pour la seconde année de préparer la spécialité Recherche et Professionnelle « Migrations et relations interethniques ». Ce parcours est commun à l’orientation recherche et à l’orientation professionnelle en première année de Master. L’orientation professionnelle offre des enseignements spécifiques, en deuxième année (voir le schéma général de la formation ci-dessous).

Renseignements pour les M2 orientations recherche et  professionnelle : URMIS, 3ème  étage salle 318.

Tél. : 01 57 27 64 83  <urmis@univ-paris-diderot.fr>

Passerelles et réorientation :  

Les parcours de première année étant construit par les étudiants, selon leurs centres d’intérêt et leurs envies, il appartiendra au jury de première année d’apprécier si le parcours suivi et le projet présenté sont cohérents avec la spécialité demandée. 

Pour plus détails sur les enseignements, consulter la brochure ci-dessous.

Début de la formation >
Dimanche, 16 septembre, 2018

Admissions

Conditions d'admissions

Accès en M2, passerelles et choix de la spécialité : 

L’accès en M2 est conditionné par l’obtention de la moyenne aux deux semestres de M1. La maîtrise est délivrée aux étudiants qui en font la demande. Sont également admis en M2 sur présentation d’un dossier comprenant un projet, du même type que le dossier présenté par les étudiants à la sortie du M1 et, le cas échéant, à l’issue d’un entretien, les étudiants ayant obtenu une maîtrise et/ou 60 ECTS dans le domaine, ainsi que les titulaires d’une maîtrise ou d’un diplôme équivalent dans un autre domaine, notamment dans les mentions du secteur Lettres, sciences humaines et sciences de la société de Paris Diderot. L’entrée en M2 sera également possible pour les salariés qui viennent au titre de la formation continue.

Modalités de candidature

Et après

Poursuite d'études

Outre la possibilité de s'inscrire en thèse, les débouchés ne se limitent pas à ceux offerts par le CNRS ou les universités. D’ores et déjà nos étudiants sont sollicités pour des emplois concernant la recherche, des études finalisées et des recherches-actions dans les collectivités territoriales et locales, les syndicats et les différentes institutions spécialisées dans le domaine. Ils le sont également pour des emplois de documentation et de formations spécialisées. Enfin, les associations, les ONG, les organismes internationaux font appel à leur compétence, comme le montrent les enquêtes sur le devenir des anciens étudiants de l’ex-DEA « Migrations et relations interethniques ».

Cette spécialité a notamment été élaborée en partenariat avec une série d’institutions (syndicats, associations, organismes de recherche et d’intervention publics, parapublics et privés, organismes de diffusion scientifique et technique, etc.) et d’acteurs professionnels susceptibles de constituer le réseau d’appui intellectuel et professionnel de cette spécialité. Ce partenariat a pour objectif d’assurer le lien entre la recherche et les différentes formes d’intervention.

Les compétences acquises à l’issue de la formation par les étudiants ayant choisi une orientation professionnelle peuvent se décliner comme suit :

- La connaissance des questions juridiques attenantes aux domaines d’intervention considérés.

- La capacité à mettre en évidence et à analyser les discriminations dans toute leur complexité.

- La compétence d’évaluation des actions et en particulier de la qualité des connaissances mobilisées pour ces actions.

- La capacité à assumer les fonctions de chef de projet dans le domaine des relations interethniques et plus particulièrement ce qui concerne les, question au cœur des débats de société actuels et dont les contours sont néanmoins mal définis.

Les débouchés professionnels concernent des domaines extrêmement variés : des politiques publiques locales aux questions des migrations et relations interethniques (habitat, travail, écoles et formation, santé, développement etc.). Ils nécessitent une formation théorique innovante et rigoureuse articulée aux domaines dans lesquels les futurs diplômés seront amenés à exercer leurs activités professionnelles. C’est pourquoi l’orientation professionnelle n’apparaît qu’en deuxième année. Aussi bien au niveau national qu’international, et particulièrement à l’échelle de l’Europe, il existe une demande des grands organismes et institutions de spécialistes capables de participer et de piloter des projets de lutte contre l’exclusion, les discriminations en apportant des outils intellectuels et organisationnels adaptés. Les politiques d’intégration, la lutte contre les discriminations sont également un objectif pour les collectivités locales et les grandes entreprises alors que les professionnels en la matière font défaut. Les débouchés et emplois identifiés correspondent aux emplois actuellement occupés par les étudiants qui ont suivi nos formations. Les stages sont en particulier des tremplins efficaces pour le premier emploi.

Contacts

Responsable(s) de la formation

Marguerite Cognet
0157276484
Christian Poiret
Responsable L2
0157276492

Scolarité formation initiale

Vanessa Sinephro
L3
8 place Paul Ricœur
UFR Sciences Sociales,Bâtiment Olympe de Gouges
75013 - Paris 13e