Formation
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Une nouvelle voie pour les « reçus-collés » au concours de la PACES

La licence Sciences interdisciplinaires appliquées à la santé a vu le jour à la rentrée 2015-2016. Cette formation est ouverte aux étudiants de médecine « reçus-collés » au concours de la PACES.


« Quand j’ai vu l’appel à projets pédagogiques de l’Idex en janvier 2015, j’ai immédiatement présenté un dossier pour créer la licence SIAS », confie Corinne Alberti. Huit mois plus tard, la responsable de la licence accueillait les premiers étudiants. Les financements de l’Idex (initiatives d’excellence), de l’ordre de 70 000 €, ont permis de recruter un ingénieur pédagogique et de rémunérer les heures complémentaires des enseignants. Le projet a retenu l’attention en raison de son caractère indiscutablement innovant.
 
La licence Sciences interdisciplinaires appliquées à la santé (SIAS) mélange en effet les disciplines en apportant un socle de connaissances fondamentales en sciences biomédicales, en santé publique et en sciences humaines et sociales pour un abord interdisciplinaire des questions de santé. « Notre approche consiste à casser les silos en proposant à nos étudiants des cours d’épidémiologie, de bactériologie, mais aussi de sociologie, d’anthropologie et de droit… ». La première promotion, composée de onze étudiants, suit ainsi des enseignements dans les amphis et les TD de médecine, des UE avec les étudiants des sciences du vivant et des cours en sciences humaines et sociales.

Une approche transversale de la santé
Les étudiants, retenus dans cette licence, font partie des « reçus-collés » à la PACES, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas réussi l’an dernier à se hisser en deuxième année de médecine malgré leurs notes supérieures à la moyenne. « Parmi eux, on retrouve de très bons étudiants qui ont envie de travailler dans le domaine de la santé. Cette formation leur offre cette possibilité », fait remarquer Corinne Alberti. En septembre dernier, les candidats sélectionnés sur dossier et lettre de motivation, ont directement intégré la L2.
 
Leur cursus alterne entre la théorie et la connaissance de la santé sur le terrain, au travers de stages et de rencontres avec des professionnels. « Récemment, la promo s’est rendue au tribunal pour assister à un exemple concret du droit de la santé ».
 

Après la licence SIAS, les étudiants pourront s’orienter vers un Master en santé et espérer devenir chercheur, ingénieur ou chef de projet. « Nous prévoyons de réunir 50 étudiants à la rentrée prochaine et d’élargir le panel des enseignements en proposant des cours de philosophie, d’épistémologie et d’art ». Leur licence en poche, ils pourront poursuivre en master et devenir ingénieur dans l'industrie du médicament ou chef de projet en santé publique (autorité ou ONG), ou s'orienter vers la recherche.