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Pourquoi réformer la PACES ?

L’UFR Médecine expérimente à partir de la rentrée prochaine une nouvelle organisation de la PACES, le concours d’entrée dans les études de médecine.

Aujourd’hui, 65% des étudiants qui ont redoublé leur première année de médecine ne réussissent pas le concours de PACES. Ces derniers, environ 420 étudiants par an, sont dans l’obligation de se réorienter après avoir suivi deux ans d’une formation très difficile. Pour éviter ce « gâchis », une expérimentation va être menée à l’université Paris Diderot, ainsi qu’à Paris Descartes, Sorbonne Université, à partir de septembre 2018.

Le projet prévoit l’absence de possibilité de redoublement de la première année de médecine. Les étudiants néo-bacheliers se verront attribuer 2/3 des places du numérus clausus. « Ce taux permet de s’adresser en deuxième année à des étudiants en bonne forme physique et morale, commente le Doyen, Philippe Ruszniewski. Actuellement, la plupart des étudiants qui accèdent en deuxième année ont suivi deux ans de préparation au concours. Ils en ressortent éprouvés et ont du mal à se remettre en route en deuxième année. J’appelle cela le « syndrome post-Paces. Cette réforme permettra d’éviter ce phénomène ».

Les étudiants non retenus lors de la première année auront toutefois une deuxième chance d’accéder à la L2 de santé. Ils devront au préalable avoir suivi une licence de leur choix, par exemple en chimie, en biologie ou encore en SIAS (sciences interdisciplinaires appliquées à la santé)… A l’issue de la deuxième ou de la troisième année de licence, au vu de leurs résultats, ils pourront passer un oral devant un jury dans le but de reprendre des études de médecine. Chaque année, 100 places leur seront réservées.
 

Les étudiants sont-ils gagnants ou perdants ?

La mise en place d’une telle réforme suscite toujours des craintes auprès des étudiants. Notons néanmoins que l’ANEMF (association nationale des étudiants en médecine de France) soutient officiellement ce projet porté par les quatre universités et approuvé par le ministère.

Avec cette réforme, la chance d’intégrer une deuxième année de médecine au bout d’un an est doublée par rapport au système actuel. Pour les étudiants intégrant la filière Santé à l’issue d’une L2 dans une autre filière, la durée d’intégration sera équivalente au redoublement actuel. Ceux qui reprendront des études de médecine au terme d’une L3 dans une autre filière auront acquis un diplôme supplémentaire à faire valoir dans leur cursus Santé. Aux yeux de Martin Flamant, l’assesseur du Doyen, « les étudiants qui n’auront finalement pas été admis en filière Santé sont ceux qui bénéficieront le plus de ce nouveau système, car ils auront entamé un vrai parcours de licence alternatif qu’ils pourront poursuivre en master ».

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L’alter PACES perdure

Une première expérimentation avait déjà été mise en place, il y a une dizaine d’année avec d’autres universités, pour permettre à des étudiants diplômés d’une Licence de rejoindre la filière en médecine. Cette alternative à la PACES concerne une poignée d’étudiants chaque année.

 

LA PACEs 2018
EN Chiffres

  • 1650 étudiants néo-bacheliers + 650 redoublant
  • 610 places sont à pourvoir pour la deuxième année dont
    • 337 en filière médecine
    • 273 en pharmacie, odontologie, maïeutique et formation paramédicales (kiné, pédicurie-podologie et ergothérapie).
  • 2/3 des places du numerus clausus en médecine est attribué aux redoublants.