Parole d'alumni
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Mathilde Tilly, journaliste et graphiste

« En commençant ma licence de Lettres à l’université Paris Diderot, j'ambitionnais de devenir journaliste. Puis en master 2 Professionnels de l’écrit, mon projet professionnel a évolué car je me suis découvert une passion pour le graphisme ». Diplômée en 2017, Mathilde Tilly a fait le choix de l’auto-entrepreneuriat pour créer son poste sur-mesure : à la fois journaliste et graphiste, elle partage avec nous son expérience universitaire et professionnelle.
 

Paris Diderot : « des formations ouvertes aux expériences nouvelles »

Si Mathilde a choisi l’université Paris Diderot c’est avant tout pour sa pluridisciplinarité : un véritable atout qui a permis à notre alumni de se développer sur le plan personnel. « J’ai eu la chance de pouvoir varier les plaisirs en choisissant des cours très différents de mon cursus et d’avoir une vie culturelle bien remplie. Sur le plan personnel cela m’a permis de m’épanouir de diverses manières ». Après sa licence de Lettres, Mathilde a décidé de quitter Paris pour intégrer un master en Médiation culturelle à l’université de Tours : « C’est surtout la curiosité qui m’a conduit à ce choix car c’est un secteur d’activité qui m’intéresse beaucoup ». Une expérience qui lui inspire un sujet de mémoire qu’elle choisit d’effectuer à Paris Diderot sous la direction de Florence Lotterie. « Après mon année à Tours, je suis revenue à Paris Diderot pour suivre le master Lettres, Arts et Pensée contemporaine. La transdisciplinarité manquait cruellement à ma précédente formation et c’est ce qui m’a fait revenir dans mon université d'origine. A Paris Diderot, on peut évoluer en suivant des cours dans des disciplines variées». Son mémoire pose la question de l’implication des publics dans la vie artistique du XVIIIe siècle à nos jours et a même fait l’objet d’une publication aux éditions universitaires européennes.
 

Paris Diderot : « un tremplin vers le monde professionnel »

Pour Mathilde : « L’alternance est la meilleure façon de mettre un pied dans le monde professionnel ». Durant sa deuxième année de Master, elle a eu l’opportunité de compléter sa formation par une expérience professionnelle enrichissante. Elle décroche, en effet, un premier contrat en apprentissage au sein de la direction de la communication de Paris Diderot, puis un second (en cours d’année) chez Bonne pioche télévision : « Le master 2 Professionnels de l’écrit a le mérite de nous préparer au monde professionnel : on fait face à de nouvelles responsabilités, une nouvelle autonomie. Et une fois à temps plein, à partir du mois de juin, nous devenons de véritables professionnels. Le fait que ce soit progressif, trois jours par semaine puis à temps plein, nous aide à savoir ce que l'on veut ou ce que l'on ne veut faire (quel contrat, quel lieu) ». La rédaction d’un mémoire professionnel a aussi permis à Mathilde d’avoir une vision concrète de ses futurs projets professionnels : « Ce mémoire m’a donné l’occasion de synthétiser l’ensemble des réflexions (et problèmes) posés par mon apprentissage. C’est assez drôle parce que c’est en préparant ce mémoire que j’ai compris que je ne voulais pas me lancer à 100% dans le développement de projets documentaires. Au contraire, cela m’a donné envie de me diriger vers d’autres formes d’écriture et de reportage, des supports différents de l’image et de la télévision comme la radio par exemple. Mon prochain objectif est de tourner un reportage radio pour la case "Les Pieds sur terre de France Culture". C’est un rêve ! »
 

Paris Diderot : « des enseignants qui stimulent leurs étudiants »

Encouragée par son professeur Natacha Debar et sa tutrice Emilie Garcia, Mathilde s’est découvert une passion pour le graphisme : « Avoir mis en page beaucoup de dossiers de projets documentaires lors de mon apprentissage m’a donné le goût des belles présentations. Ma tutrice Emilie Garcia, responsable du développement chez Bonne Pioche, est douée pour le graphisme : elle a un très bon œil ! Son contact a certainement cultivé mon attrait pour la mise en page. J’ai également découvert que j’aimais beaucoup jouer avec la typographie : c’est un aspect qu’on a justement exploré avec Natacha Debar, enseignante à Paris Diderot. Quand on apprend et qu’on reçoit des retours positifs sur ce que l’on fait, forcément, ça nous donne envie d’aller plus loin. Ça a été le cas chez Bonne Pioche comme en cours de graphisme avec Natacha ». Mathilde a su tirer profit de l’expérience de ses professeurs et des professionnels qu’elle a rencontrés pour mettre au point son propre projet professionnel : « Si certains cours, notamment au premier semestre, ont été utiles pour apprendre des compétences concrètes indispensables aux domaines de la communication et du journalisme, je dirais que les échanges parfois informels avec les profs ont aussi contribué à ma réflexion sur mon projet pro, tout comme les interventions de certains professionnels lors des conférences organisées au second semestre ».

 

Ce qu’il faut retenir…

Aujourd’hui, Mathilde peut se vanter d’avoir créé sa propre entreprise grâce à l’auto-entrepreneuriat : «  Depuis octobre 2017 je suis en démarchage pour trouver de nouveaux clients, et avoir un modèle économique qui soit rentable. Au bout de 9 mois d’activité, cela se passe plutôt bien, j’ai quelques clients réguliers et des nouveaux qui s’y sont ajoutés récemment. D’ailleurs mon ancien employeur qui n’est autre que Bonne pioche est l’un de mes clients réguliers ! »

Elle garde un bon souvenir de sa dernière année à Paris Diderot et de sa promo : « Cette année de M2 restera une très belle expérience dans la mesure où je l’ai partagée avec une promo géniale et petite - nous étions 15 - qui vivait la même chose que moi. C’est-à-dire une première ou une deuxième expérience professionnelle, qu’on partageait en se retrouvant à la fin de la semaine. On s’est tous posé la question de l’après, parfois même du pendant (notamment quand j’ai changé de boîte) et on pouvait en parler ensemble. Les expériences des autres ont clairement participé à ma réflexion sur mon avenir profesionnel ».

Une aventure enrichissante qui n’est pas terminée pour Mathilde qui rejoint désormais notre réseau alumni : « Réunir les personnes qui ont fait partie d’un même campus et d’une même université est une initiative formidable. Je trouve intéressant de garder contact pour savoir ce que les étudiants de notre promo sont devenus... des gens avec qui on a partagé les mêmes profs, les mêmes enseignements. Ce réseau pourra également m'offrir des opportunités professionnelles, qui sait ! »