Sportif de haut niveau
-A +A

Laurine Del'homme, de l'amphi aux bassins

Laurine vient de quitter sa salle de cours et n'a que très peu de temps avant de devoir se rendre à l'Institut national du sport, de l'expertise et de la performance (INSEP), où elle s'entraîne 25h par semaine. Cette étudiante en première année de licence de psychologie pratique la natation-course à haut niveau, et se partage entre les cours et les entraînements. Rencontre.


DiderotInfos : Pourquoi avoir choisi la psychologie et Paris Diderot ?
Laurine Del'homme : C'était ce que je voulais vraiment faire, et c'est la seule université où il existe un dispositif de double-projet. Ca a été difficile de trouver une formation qui permette de concilier les deux. J'avais trouvé une formation en BTS management l'an dernier : c'était bien organisé mais ça ne me plaisait pas du tout. Je l'avais choisie par facilité puisqu'elle était dispensée à l'INSEP, du coup j'avais tout sur place.
 
DiderotInfos : Combien de temps vous entraînez-vous chaque semaine ?
Laurine Del'homme : Les entraînements prennent un peu plus de 25h par semaine. La natation est l'un des sports où il y a le plus besoin de s'entraîner. J'ai deux coaches pour la natation et un préparateur physique à l'INSEP.
 
DiderotInfos : Comment vous organisez-vous entre cours et entraînements ?
Laurine Del'homme : Je suis dispensée de nombreux cours : je ne fais que 6h par semaine sur une vingtaine d'heures normalement. Mes entraînements passent avant les cours et c'est à moi de les rattraper. Cela demande une organisation que je n'ai pas encore complètement intégrée. Jusqu'ici, j'ai manqué un peu plus de 3 semaines de cours. On va arriver en décembre-janvier sur une période un peu difficile. Je vais devoir les décaler car je pars 2 semaines au Japon. Une personne s'occupant des études extérieures à l'INSEP suit mon projet. Elle est en lien avec Thierry Barrière le directeur du service des sports.
 

DiderotInfos : Pensez-vous déjà à votre reconversion ?
Laurine Del'homme : Non, je n'y pense pas trop. Pourtant il faut y penser, ça peut venir du jour au lendemain si on se blesse. C'est important. On nous en parle à l'INSEP : il y a le Carrefour de la performance le 5 décembre, où de nombreuses entreprises viennent pour se présenter. Ils expliquent de quelle manière les sportifs peuvent être perçus dans l'entreprise et la place qu'ils peuvent avoir, c'est très intéressant.
 
DiderotInfos : Que tirez-vous de cette "double vie" ?
Laurine Del'homme : Pour faire ce métier, il faut être à fond. C'est exigent. Mais pour moi, ça reste important de faire autre chose à côté.
  
DiderotInfos : Quels sont vos prochains objectifs sportifs ?
Laurine Del'homme : Les championnats de France en mai 2017, et les qualifications aux Universiades qui ont lieu en août. C'est un championnat du monde universitaire, réunissant tous les meilleurs nageurs, donc il y a un bon niveau. Ce sera mon premier et ça promet d'être sympa !


Les temps forts du parcours sportif de Laurine Del'homme

  • en juillet 2013 :  elle participe aux Championnats d'Europe Juniors en 4x100m 4 nages ;
  • en septembre 2015 :  elle concourt à la coupe du monde de natation 25m à Pékin en 50m brasse ;
  • en août 2016 :  elle participe à la coupe du monde de natation 25 m à Chartres en 4x50m 4 nages ;
  • en octobre 2016 : elle concourt aux meetings de Tokyo en 50m nage libre et de Hong Kong en 50 m dos.
     

Le service des sports de l'université Paris Diderot prévoit des aménagements d'emploi du temps pour les étudiants sportifs de haut niveau (SHN) ou de bon niveau national. Pour mener ce double-projet, les SHN peuvent bénéficier du statut d'étudiant salarié, de la priorité dans leur choix de TD ou encore d'un étalement du cursus sur un temps plus long.

Sportif de haut niveau

Le service des sports de l'université Paris Diderot prévoit des aménagements d'emploi du temps pour les étudiants sportifs de haut niveau (SHN) ou de bon niveau national.