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Du sport sur ordonnance

Des arguments scientifiques toujours plus nombreux encouragent les médecins à prescrire une activité physique aux patients atteints d’une maladie de longue durée. L’UFR médecine se positionne à la pointe de l’actualité médicale en ouvrant un nouveau certificat complémentaire optionnel (CCO) pour initier les étudiants à cette nouvelle approche thérapeutique. Une initiative largement saluée !

 

Au vu des personnalités présentes lors de l’inauguration du CCO « sport et santé » à Bichat le 20 octobre dernier, on peut se dire que cette formation a créé l’événement dans le monde médical. Une ancienne ministre des sports, Valérie Fourneyron, un champion mythique du 100 m, Roger Bambuck, et même le co-président de la candidature de Paris aux JO 2024, Bernard Lapasset, ont fait le déplacement pour applaudir la création de ce certificat optionnel. 

Cette formation, ouverte aux étudiants de DFGSM2 et DFGSM3, a pour objectif d’apprendre à prescrire une activité physique adaptée à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical du patient. Philippe Decq, neurochirurgien à l’hôpital Beaujon, a mis en place les modalités du cursus avec ses confrères Philippe Zerr et Alain Yelnik. « L’année est répartie en huit séances théoriques de deux heures, suivies d’une semaine de pratique dans les installations sportives du site Paris Rive Gauche. C’est une première mouture, la maquette va certainement évoluer. Je tiens à remercier le conseil pédagogique et en particulier Agnès Lefort, sans qui, nous ne serions pas allés aussi loin ». Dans la partie théorique du CCO, les étudiants abordent la physiologie, la traumatologie, les aspects psycho-sociaux… ils apprennent aussi à évaluer la condition physique d’un patient et à prescrire la bonne activité à un obèse, à un diabétique ou à un patient porteur de cancer. Thierry Barrière, le directeur des services des sports, a travaillé aux côtés de l’équipe de médecins de l’UFR pour élaborer la partie pratique. « Nous avons préparé un programme concentré sur cinq demi-journées aux étudiants avec du pilates, du basket en fauteuil, du volley, des sports de combat, du crossfit, de la relaxation… ».

 

Une inauguration en grande pompe

Julien Krief-Levildier, président du bureau des sports de Bichat, a suivi de près la création du certificat. « Je le trouve très intéressant, la démarche est très innovante, je ne crois pas me tromper quand je dis que l’UFR médecine de Paris Diderot se positionne à la pointe de l’actualité médicale en proposant cette formation ». L’étudiant n’est pas le seul à le penser. Valérie Fourneyron, ancienne ministre des sports dans le gouvernement Ayrault, a félicité l’université pour son initiative. « Vous avez compris la nécessité de développer des formations à la prescription d’activité physique dans le cadre d’études médicales. Je suis médecin du sport, cela fait très longtemps que je suis convaincue que l’activité physique a sa place dans la prise en charge des patients. J’ai défendu ardemment le texte de loi devant l’Assemblée Nationale et le Sénat, qui encourage les médecins à prescrire de l’activité physique à leurs patients. La loi est passée, cela n’a pas été un long fleuve tranquille, mais on y est arrivé. La loi de janvier 2016 est une reconnaissance pour ces acteurs de terrain qui mènent de multiplies initiatives pour développer le sport-santé ».

A son tour, Roger Bambuck, ancien secrétaire d’Etat au sport de Michel Rocard et recordman du 100m dans les années 60, a apporté son soutien. « Je tiens à souligner l’importance de l’éducation physique et sportive car je ne voudrais pas que l’on croie que le sport est nécessairement bon pour la santé. Les médecins doivent pouvoir expliquer à leurs patients qu’ils ne peuvent pas se préparer à un marathon en une semaine ». Une autre figure du sport de haut niveau est venue à la tribune de l’amphi le jour de l’inauguration. Bernard Lapasset, avec sa casquette de co-président de la candidature Paris 2024, a déclaré : « l’université Paris Diderot apporte une pierre à l’édifice de notre candidature. Votre démarche qui consiste à développer les liens entre le sport et la santé est importante. La candidature Paris 2024 intègre tous les enjeux sociétaux qui gravitent autour du sport. Le sport permet de vivre mieux ensemble, nous voulons faire réfléchir le CIO sur ce point. Les JO ne sont pas seulement 15 jours de compétition, ils sont surtout l’occasion de promouvoir les bienfaits du sport dans notre société. Je félicite et remercie l’université d’apporter du grain à moudre à notre candidature ».

Tous ces messages de soutien ont de quoi donner le sourire au doyen de l’UFR, Philippe Ruszniewski. « Je suis convaincu que le sport est un élément clé de la prise en charge et de la qualité de vie. En tant que praticien, je suis très attentif aux études qui montrent que l’activité physique a un impact positif sur les patients. De plus en plus d’études sérieuses en font la preuve ».


Retour en images sur la séance inaugurale du CCO APSA - SANTE

 

Lancement CCO APSA - Santé