Sportif de haut niveau
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Daniel Jean, de l’amphi au tatami

Daniel Jean jongle entre ses cours de licence Informatique et ses entraînements à l’Insep. Ce judoka est champion de France junior dans la catégorie moins de 66 kg.  

D’ici quelques jours, Daniel remet en jeu son titre de champion de France. Le judoka prépare cette compétition depuis plusieurs semaines. « En septembre, j’ai intégré l’INSEP (centre d’excellence du sport de haut niveau en France) où je m’entraîne avec les meilleurs judokas français ». C’est un privilège, seule l’élite a accès à cette institution située dans le bois de Vincennes. Le jeune homme de 20 ans dort sur place, être pensionnaire l’aide à être à l’heure aux neuf entrainements programmés durant la semaine. Malheureusement le rythme soutenu a eu raison de ses ligaments de l’index qui lui ont valu deux mois de convalescence cet hiver. « L’opération s’est bien passée et je récupère vite ».

Quand il n’est pas sur le tatami, il va en cours. Direction les Grands Moulins où il retrouve ses camarades de première année de licence Informatique. « L’informatique me plait et les cours correspondent à mes attentes. Comme j’ai peu de temps à moi, l’université me donne la possibilité de faire ma licence en quatre ans ». Notre étudiant confie que la vie d’un sportif de haut niveau demande beaucoup de sacrifices. « Je ne sors pas autant que les jeunes de mon âge, surtout en ce moment, les championnats de France tombent les 13 et 14 mai et les partielles démarrent le 15 mai ».

Une motivation à toute épreuve

Daniel Jean se console en se projetant dans l’avenir. S’il poursuit sa progression, il peut un jour espérer participer aux plus grandes compétitions internationales et pourquoi pas aux JO. « C’est dans un coin de ma tête mais les places sont chères ». En attendant, Daniel s’investit à 100%, son sérieux et ses qualités techniques loués par ses entraineurs l’ont toujours permis de gravir les marches. Arrivé de Martinique à l’âge de seize ans, ce champion continue de se démarquer par sa motivation sans limite. « J’ai quitté Sainte-Luce et ma famille pour tenter l’aventure du sport de haut niveau, je me donne donc à fond ». Le jeune homme se sent bien à l’Insep mais ajoute que la vie parisienne est dure. Les transports, la météo… « Je crois que je préférais Marseille, la ville dans laquelle j’ai vécu deux ans en débarquant en France. Au moins, il y avait le soleil et la plage ! ».