Portrait
-A +A

Arnaud Durand, directeur de l’UFR Mathématiques

Il succède à Isabelle Gallagher à la tête de cette UFR forte de ses 1300 étudiant.e.s et de ses 120 enseignant.e.s-chercheur.e.s.

« Je me suis toujours intéressé à la vie de l’UFR, en tant que responsable du Master LMFI (logique mathématique et fondements de l’informatique) et cofondateur de la licence mathématiques-informatique. Aujourd’hui, je souhaite voir comment les choses fonctionnent de plus près », explique le professeur des universités. Arnaud Durand a pris la direction de l’UFR fin avril et confie au détour de la conversation que ce poste demande beaucoup de travail. « Heureusement, j’ai une décharge partielle pour l’enseignement. Les premières semaines, il restait peu de temps dans mon planning pour poursuivre mes travaux de recherche ».

Chercheur à l’interface des mathématiques et de l’informatique théorique, il est l’un des spécialistes de la théorie de la complexité au sein de l’IMJ-PRG. « Je n’aspirais pas nécessairement à une carrière de chercheur lorsque j’étais étudiant. C’est une rencontre décisive avec celui qui deviendra mon directeur de thèse à l’université de Caen, qui m’a mis sur le rail de la recherche en mathématique ». Après un passage à Créteil à l’université Paris Est, il est recruté comme professeur des universités à Paris Diderot.

« Quand je suis arrivé en 2005 à Paris Diderot, j’ai constaté que l’UFR rassemblait des personnalités scientifiques très différentes. Dans cette université, les mathématiques recouvrent des domaines extrêmement variés. Aussi bien en recherche qu’en formation, nous nous efforçons de couvrir un spectre le plus large possible de la discipline ». Quand on l’invite à expliquer l’attrait des étudiant.e.s pour sa discipline, Arnaud Durand se dit « frappé » par l’importance prise par les sciences mathématiques ces dernières années. « Certains enjeux sont plus visibles du grand public qui a forcément entendu parler, par exemple, de l’importance prise par les données et leur traitement ou de la présence des algorithmes dans la vie quotidienne. C’est fascinant ! »